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Management, marketing et relation client dans la banque et l'assurance - http://www.brilletcharles.com/

Le blog de Charles Brillet

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Six bienfaits cachés de la délégation Entreprise RH / Management Management Par Marie-Madeleine Sève, publié le 29/07/2016 à 10:43

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delegation management
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Peur de perte de pouvoir, d'un travail mal ficelé, de retard... Vous êtes effrayé à l'idée de confier une mission d'importance à vos collaborateurs? Halte aux préjugés! L'éclairage de la coach Valérie Moissonnier.

Même si cela ne saute pas aux yeux, déléguer est l'opportunité se ressourcer, de gagner l'estime de son entourage et de mobiliser sa créativité. Toutefois, pour jouir pleinement de ces avantages, il faut que la délégation soit effectuée dans les règles de l'art : casting étudié, mission délimitée, points de vigilance calés. Le hiérarchique passera alors du costume d'homme-orchestre à celui de chef d'orchestre, plus tonique et enrichissant. La démonstration de Valérie Moissonnier, coach à l'Institut du Selfcoaching.

1. Un esprit libéré

Faire faire, autorise à se préserver des plages de concentration ou du temps pour vivre sa vie hors boulot. Vous allez pouvoir vous recentrer sur vous. Dans ce but, pensez à déléguer les animations de réunion. Vous gagnerez des heures de préparation et évacuerez la charge mentale qui va avec. L'essentiel est de ne pas dilapider ce temps récupéré... en papillonnant.

Le conseil: notez chaque jour (ou semaine) sur votre agenda les tâches que vous n'aurez pas à effectuer, cela soulage. Matérialisez la chose en réservant des créneaux pour vous, ce qui vous pousse à réfléchir à la meilleure façon de les occuper.

2. Une reconnaissance professionnelle

Déléguer avec perspicacité permet de faire grandir ses collaborateurs, et donc de hisser le niveau d'efficience de l'équipe. Votre n+1 attentif peut vous en féliciter et souligner de surcroît votre fort degré d'implication dans le management, votre véritable job. Et certains salariés vous remercieront, ce qui est tout aussi gratifiant, car cela signale votre propre faculté à les faire évoluer.

Le conseil: bâtissez des indicateurs avec le mandaté afin de pouvoir mesurer sa montée en compétences. Exemples, l'évolution de la qualité du travail rendu, le nombre et la pertinence des questions posées sur les enjeux et le contexte. Prévoyez à deux des points réguliers (1/2 heure tous les mois ou 1 heure toutes les 6 semaines).

3. La satisfaction de pouvoir rendre service

Durant sa mission, le collaborateur peut hésiter, trébucher, paniquer. S'il endosse une tâche nouvelle pour lui, c'est à l'encadrant de l'accompagner au plus juste en effectuant des feedbacks réguliers, lui indiquant ses erreurs avec bienveillance, lui prodiguant de judicieuses recommandations, le rassurant sur ses capacités. Un rôle de mentor qui peut combler votre besoin de faire plaisir et d'être utile.

Le conseil: mettez-vous d'accord avec votre collaborateur sur la fréquence et les modalités de vos retours "critiques" constructifs.

4. Les coups de fouet des montées d'adrénaline

Déléguer, c'est se lancer un défi en prenant un pari sur la personne, la tâche, la situation. L'ouvrage risque d'être moins rapide, moins bien réalisé, plus chaotique... Or, la mission doit être un succès sans que le chef ne mette la main à la pâte. Une façon d'être tenu en haleine et de se dépasser : oui, vous êtes capable de confier ce point ardu ou délicat à Bernard ou Marie, malgré de petits doutes.

Le conseil: évitez le risque inconsidéré, non mesuré, et à l'extrême, le sur-contrôle.

5. La stimulation de ses neurones

Durant le processus, le délégataire peut vous solliciter pour en résoudre des aspects bloquants ou déconcertants. Vous serez alors amené à inventer, à créer avec lui, lors de séances ad-hoc, goûtant la joie de travailler à deux (ou à plusieurs) et d'explorer des chemins de traverse.

Le conseil: proposez des étapes de brainstorming sur des objectifs précis. Cela vous conduit à apprendre de l'autre, dans sa manière de procéder, de voir les choses, de raisonner.

6. L'instauration de liens de confiance

Le manager a intérêt à déléguer non pas en fonction des seules compétences de chacun, mais aussi de ses aptitudes, soit un potentiel encore non exploité. En élargissant le champ de la délégation à des zones périphériques au coeur de métier de vos collaborateurs, vous les motiverez et installerez une confiance mutuelle. Et plus vous déléguerez avec bonheur et sagacité, plus vous aurez envie de déléguer. Un cercle vertueux qui donne de l'énergie à toute l'équipe.

Le conseil: suggérez des actions inédites à vos équipiers en leur demandant si elles leur plairaient. Par exemple une intervention dans une conférence à un informaticien, une présentation Powerpoint devant le Codir, à un cadre du marketing...

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LeBonManager 11/11/2016 18:10

Je pense que la délégation est l'outil fondamental du manager : mal pratiqué, c'est la catastrophe, mais bien pratiqué, c'est un vecteur puissant de la performance.
La délégation est effectivement un contrat qui doit être adapté en fonction de l'autonomie du collaborateur : un contrat léger définissant un simple objectif de résultat et quelques conditions de réussite pour les plus autonomes, ou un contrat décrivant les moyens, les étapes, les livrables à atteindre de manière précise pour les moins autonomes.
Déléguer totalement à quelqu'un qui n'est pas autonome est aussi dangereux que de ne pas déléguer à une personne autonome qui risque de s'enuyer.