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Management, marketing et relation client dans la banque et l'assurance - http://www.brilletcharles.com/

Le blog de Charles Brillet

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Quand le « mal payer » tire vers le bas

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rémuneration, des commerciaux
rémuneration, des commerciaux

Alors que le débat actuel sur le travail suscite les passions et que les inégalités de revenus entre hauts et bas salaires n’ont jamais été aussi présentes au sein de nos sociétés occidentales, le sujet du juste salaire se pose plus que jamais aux managers et dirigeants d’entreprises.

Comme le souligne l’économiste Thomas Piketty dans son livre « Le capital au XXI siècle », les salariés ont le sentiment que la répartition des richesses est toujours plus inégale. C’est d’ailleurs, toute la question d’un revenu universel et la rénovation d’un système socialo-fiscal à bout de souffle qui est posée à nos sociétés.

Au-delà de ces réflexions économiques et à une période où l’inflation proche de zéro n’incite pas les organisations à la revalorisation salariale, il est tout de même intéressant de réfléchir au lien existant entre une réévaluation du salaire minimum des collaborateurs et de son corolaire lié à la performance de ces derniers.

D’un côté, les faibles rémunérations encouragent les responsables et entrepreneurs à ne pas faire d’efforts en gains de productivité et management des équipes. Car, mal payer un collaborateur est une facilité alors que de maintenir une rémunération juste force à innover, à aller plus haut et à avoir une congruence entre les intérêts personnels des collaborateurs et les intérêts stratégiques de l’entreprise. Je partage cette idée qu’une entreprise ne peut pas construire son avenir sur la généralisation du travailleur pauvre.

J’entends souvent dire « A quoi bon leur fixer des objectifs ou des missions supplémentaires, il pourrait me demander de l’argent ? A quoi bon les former, il pourrait partir ailleurs ? »

Ce à quoi, je réponds invariablement que le pire n’est-il pas pour l’entreprise d’avoir des collaborateurs incompétents et démotivés ?

De l’autre côté, obtenir l’adhésion et la motivation des salariés ne va pas de soi, c’est pourquoi, offrir une rémunération juste au-delà du salaire minimum est une tendance économique mondiale auquel il convient de souscrire. Il ne s’agit pas de niveler les rémunérations vers le haut, en effet, il est important de maintenir un écart entre haut et bas salaires de la grille afin de préserver les primes aux compétences. Il s’agit au contraire de rémunérer à leur juste valeur les hautes compétences et ne pas accepter de mauvaises performances avec de bas salaires.

Rémunérer les compétences permet d’atteindre un chemin de croissance plus dynamique et d’offrir à chacun un travail décemment payé.

Les bonnes pratiques

· Rémunérer l’excellence

· Attirer les meilleurs

· Définir des objectifs précis

· Réévaluer ses grilles de salaires

· Gérer la carrière des moins motivés

Quand le « mal payer » tire vers le bas
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